Le cerf et le chien – Les Contes du chat perché

de Marcel Aymé

Mise en scène Valérie Antonijevich, création musicale Xavier Ferran, Lumières Simon Desplébin

Adaptation et écritures plurielles de 2 contes du Chat Perché :
Le Cerf et le Chien | Le Mauvais Jars

 

LE PROJET EN QUELQUES MOTS

Marcel Aymé dit avoir écrit Les Contes du chat perché pour lui, sans autre nécessité que le plaisir du jeu et de l’écriture. Chez lui, enfance et écriture se rejoignent, elles participent de la même aspiration à la liberté. Il refuse catégoriquement d’éduquer, de moraliser et encore moins de « norme » l’enfant et affirme son droit à lire pour le plaisir. Son intention peut se résumer par le talent qu’il reconnaît à Andersen : » indifférence à la morale et à tout ce qui n’est pas l’enchantement de conter« . Ce faisant, il abolit tout rapport de subordination entre l’adulte-auteur et l’enfant, son lecteur.

Aussi, dans son adaptation scénique, Valérie Antonijevich a voulu composer un récit en-chanté comme le trait d’union entre enfance et écriture. Elle a choisi pour cela de convoquer la musique pour accompagner le récit. En reprenant la tradition orale du conte et en la transposant dans la configuration d’un concert « live », elle souhaite mettre les enfants au contact direct de l’écriture grâce à une forme ludique et festive.

Ensemble, musique et narration écrivent une fugue (au sens littéral et musical) qui s’inspire du style simple et dépouillé de Marcel Aymé, de son espièglerie, de l’esprit facétieux et sensible des Contes, de leur mutinerie malicieuse et salutaire. Cette mise en jeu prend au mot Marcel Aymé quand il nous invite à sortir du réel : elle vise à recréer le champ d’expériences et de liberté qu’offre l’écriture et dont dispose chaque enfant.

LA MISE EN SCENE

L’adaptation scénique réunit sur scène trois comédiens-chanteurs, un musicien multi-instrumentiste et un dessinateur. Chaque discipline artistique est un acteur (au sens plein) du conte et participe à la création d’images.
Le flow du conte, la prise en charge du récit, des personnages, de la tension dramatique se construisent dans un dialogue entre jeu, musique et dessin. Par cette approche, l’enjeu n’est pas de créer un spectacle qui se donne à voir mais qui s’écrit en complicité avec l’imaginaire du spectateur.
C’est dans cet esprit que la forme scénique est aux allures de concert rock où jeu théâtral, musique, dessin, jeu vocal et rythmique se conjuguent pour écrire une partition qui concourt à faire ressentir l’émotion, la fantaisie, le jeu, le merveilleux hors mise en jeu théâtral mimétique.

L’AUTEUR, EN BREF

Peinture  de  mœurs,  savoureuse  et  volontiers  satirique,  l’œuvre  romanesque  de  Marcel  Aymé  est souvent le constat désabusé d’un monde médiocre.
Pour pallier l’ennui du monde moderne, Marcel Aymé a recourt à l’émerveillement : personnages pittoresques et désopilants, rapports familiers entre le réel et l’imaginaire. Son goût du langage populaire savoureux, son art du récit en font un des prosateurs les plus originaux de son époque.
Les contes du Chat perché
Marcel Aymé n’a pas de mots assez durs pour qualifier la littérature jeunesse de l’entre deux guerres, synonyme à ses yeux d’indigence culturelle. Il revendique de ne pas écrire pour la jeunesse et défend une exigence de littérature au service de la jeunesse. Un réalisme fantastique colore les récits des contes du Chat perché.

AVANT PROPOS, VALERIE ANTONIJEVICH

Quand je me projette dans la mise en scène des contes du Chat perché, les premières images qui me viennent sont celles de Miyazaki ou de Moebius.
Miyazaki se dit inspiré par Moebius et par Lewis Carroll. Les contes de Marcel Aymé s’inscrivent quant à eux dans la lignée de Carroll ou de Kipling, dans une fantaisie à la française où règne un merveilleux plein d’humour.
Les contes du Chat perché affirment la toute-puissance de l’imagination ludique, qui est tout à la fois celle de l’enfance et celle de l’écriture, toutes deux s’affranchissant de tout principe de vraisemblance.
Ainsi, ce qui m’intéresse profondément dans ce travail, c’est d’écrire une partition sensorielle du conte que j’apparente au rêve que ce soit dans son étrangeté, sa fantaisie, sa facétie ou sa bizarrerie.

Les contes du Chat perché sont publiés aux éditions Gallimard

Découvrez nos premiers extraits !

Extrait Le Cerf et le Chien :

Chanson Tais-toi, tu dis des âneries :


CREATION
Mise en scène Valérie Antonijevich
Texte Marcel Aymé
Création musicale Xavier Ferran
Création picturale Bérengère Vallet
DISTRIBUTION
Toma Roche – Comédien, chanteur
Juliette Flipo – Comédienne, chanteuse
Mélanie Le Moine – Comédienne, chanteuse
Xavier Ferran – Musicien multi-instrumentiste
PROFESSIONNELS
CONTACT DIFFUSION
Valérie Antonijevich / maquisarts.communication@gmail.com