« Le mauvais jars » extrait des Contes du chat perché

DE MARCEL AYME

 

Le mauvais jars | Conte concert et peinture en « live »

Mise en scène Valérie Antonijevich 
Création musicale Xavier Ferran
Peinture Bérengère Vallet
Scénographie Sébastien Ehlinger
DISTRIBUTION
Toma Roche – Interprète jeu, musique et chant
Juliette Flipo – Interprète jeu, musique et chant
Mélanie Le Moine– Interprète jeu, musique et chant
Xavier Ferran – Compositeur et musicien

DOSSIER
Télécharger le dossier artistique LE MAUVAIS JARS

LE PROJET EN QUELQUES MOTS

Après Le cerf et le chien, nous avons voulu adapter sur scène Le mauvais Jars. Ces deux contes se font écho en abordant le thème de la singularité et donc de la différence.

A l’instar de la mise en scène du conte Le cerf et le chien, Valérie Antonijevich transpose la tradition orale du conte dans la configuration d’un concert « live ». Pour Le mauvais jars, à un jeu en adresse directe qui permet d’interpeller les enfants et à la musique live, elle a choisi d’associer la peinture pour donner aux plus petits un accès immédiat au plaisir des sens, aux émotions.

Le jeu des acteurs et la musique aux consonances pop dialoguent avec la peinture qui se déploie sur une structure modulable s’apparentant à une boite à musique. A travers cet échange, la liberté du jeu et de l’écriture se révèle entre merveilleux et fantaisie, humour et poésie. L’objectif de la mise en jeu est de plonger les enfants dans le texte, d’éveiller leur curiosité et leur imaginaire via une forme festive et ludique.

Le mauvais jars s’adresse à tous les publics à partir de 5 ans. Durée : 45 mn.

Montée sur une tournette, la structure conçue par Sébastien Ehlinger permet des rotations, des changements d’axe, des créations d’angles et des modifications de point de vue. Manipulée à vue, la structure se modifie selon la dramaturgie, offrant de nouvelles surfaces à peindre ou une métamorphose des peintures précédemment effectuées.

LE MAUVAIS JARS

Delphine et Marinette jouent à la balle sous l’œil attendri d’un âne. Arrive un jars qui, ne supportant pas l’indifférence des fillettes à son égard et prenant pour moqueries leurs rires, après les avoir mordues l’une et l’autre, confisque d’autorité la balle. Bien qu’incapable d’en jouer, il refuse catégoriquement de la leur rendre. L’âne essaie d’interférer en faveur des deux fillettes mais le jars, à court d’argument, le traite de « bourrique » synonyme à ses yeux d’imbécile. L’âne déjà fortement complexé par ses oreilles qui tiennent lieu de bonnet aux cancres se morfond de honte. Pour démentir le préjugé de bêtise qui lui colle à la peau, il conçoit un stratagème pour récupérer la balle.

Comme toujours chez Marcel Aymé, il est possible de distinguer de multiples niveaux de lecture selon les âges, mais ce qui est d’abord interrogé ici avec les enfants, c’est la question de la stigmatisation ainsi que le ralliement aveugle à une croyance collective qui, bien qu’infondée, prend une forme de vérité.

Bourré d’humour, le conte peut être pris comme un joyeux pied de nez aux fâcheux et autres rabat-joie, mais il esquisse aussi l’impasse et la tristesse du comportement sentencieux et autoritaire du jars.

Les contes du Chat perché sont publiés aux éditions Gallimard.

CONTACT DIFFUSION
Claire Brière / 06 86 88 93 22 / maquisarts.communication@gmail.com