« Le Cerf et le Chien » extrait des Contes du Chat Perché

de Marcel Aymé

Adaptation de 2 contes du Chat Perché :
Le Cerf et le Chien | Le Mauvais Jars

Mise en scène Valérie Antonijevich

Création musicale Xavier Ferran

Création graphique Bérengère Vallet

Lumières Simon Desplébin

LE PROJET EN QUELQUES MOTS

L’adaptation scénique suit Marcel Aymé dans sa résistance à tout ce qui n’est pas l’enchantement de conter : pour lui la littérature n’est ni éducatrice ni pédagogique. A l’image de Lewis Carroll, il met son exigence littéraire au service de la liberté de l’enfant et le laisse se confronter par le biais de l’absurde, du « nonsens » et de la fantaisie à des questions profondément existentielles. Pour Valérie Antonijevich, cette posture incarne dans une société de plus en plus normative une mutinerie malicieuse et fondamentale. Selon elle, Les Contes du chat perché invitent à l’invention et à l’impossible. Avec Xavier Ferran à la composition musicale et Bérengère Vallet à la peinture, à l’instar de Marcel Aymé, elle prend le parti de l’enfance, métaphore de liberté, de joie de vivre, d’insoumission, et crée un récit en-chanté.

La compagnie monte deux Contes du Chat perché qui sont des trésors d’émotion et d’humour. Ils forment un diptyque philosophique et politique. Le cerf et le chien s’adresse à tous les publics à partir de 7 ans tandis que Le mauvais jars est accessible à partir de 5 ans.

 

LE CERF ET LE CHIEN

Dans ce conte , il est question de trois personnages en particulier : le cerf, le chien et le bœuf.

Le cerf traqué par des chasseurs trouve refuge dans la ferme où vivent Delphine et Marinette. Le chien qui le poursuit ne tarde pas à le débusquer et veut sa peau. Désespérées, les deux fillettes ne peuvent réprimer leur chagrin et leurs pleurs. Seul, hors de la meute, le chien de chasse se trouve confronté au dilemme suivant : choisir entre son devoir et son humanité. Le cerf, cet animal noble et fier devra choisir entre la vie domestiquée et « serf-vile » et une existence libre dans la forêt mais constamment menacée de mort.

Nombreuses et complexes, les questions autour de la servitude et de la liberté se déploient dans le conte. L’adaptation scénique en fait ressentir les enjeux et ouvre les champs d’interprétations. En cela, elle reconnaît aux enfants une liberté fondamentale qui est de ne pas leur imposer un point de vue univoque.

DEUX ADAPTATIONS SCÉNIQUES

Deux adaptations scéniques sont conçues pour jouer dans des lieux aux capacités d’accueil variées.

Un trip musical

La première forme d’adaptation est un concert. Sur scène, trois comédien.ne.s/chanteur.se.s/musicien.ne.s, en adresse public, sont à l’avant-scène, derrière leur micro SM58 sur pied. Un musicien, entouré de divers instruments rythmiques, est installé à son clavier Rhodes…
Le dispositif scénique transpose la tradition orale du conte dans une dimension rock dont l’esprit (énergie, liberté, joie) correspond au côté subversif, libertaire et mutin des Contes du Chat perché.
Il s’agit de disséquer, triturer le texte de Marcel Aymé pour composer une narration-partition qui éconduit le réel et joue avec l’enchantement de conter.
Ce « trip » fait appel à l’imaginaire, à la liberté d’interprétation, au ressenti. C’est une métaphore de la capacité d’émerveillement, de fantaisie, d’humour et d’imagination indispensable à l’enfance.

Un trip musical et visuel

La seconde forme d’adaptation allie au concert, la peinture en « live ».
Une peintre exécute une oeuvre en « live » sur une structure mobile et modulable qui agit comme le cinémascope, donnant la sensation de grands espaces de liberté…
Comme on lit dans les nuages, la peintre déjoue les attentes et les lectures uniques et invitent les enfants à quitter le réel. En inventant à partir de leurs propres mythes, de leur vécu et de leurs références, les enfants laissent leurs émotions et leurs sensations naître de la matière, de l’expressivité des compositions, des formes et des couleurs.
Se métamorphosant au fil du récit, la peinture en « live » stimule l’imaginaire et fait éprouver la joie de la création et de l’invention.

LES CONTES DU CHAT PERCHE« La stratégie d’écriture de Marcel Aymé, faite de distance et de proximité par rapport au conte traditionnel, n’est pas jeu gratuit. Elle correspond plus fondamentalement à un refus d’une certaine littérature jeunesse. Interrogé en 1956 par la revue Enfance sur ce qui faisait à ses yeux la caractéristique d’un livre écrit pour les enfants, Marcel Aymé répondait en effet ceci : « La bêtise, le mensonge et l’hypocrisie ». Si Aymé s’amuse avec les code du conte traditionnel dans un jeu ironique, léger, peut-être plus subversif qu’il n’y paraît au premier abord, c’est avant tout parce qu’il refuse de dresser une cloison étanche entre littérature pour adultes et pour enfants et traite son jeune lecteur avec respect, sans jamais être simpliste ou bêtifiant, tout en lui proposant une forme, le conte, qui ne peut que trouver un écho puissant dans son monde intérieur. » Yvon Houssais, enseignant-chercheur en littérature française.

Les contes du Chat perché sont publiés aux éditions Gallimard

Découvrez nos premiers extraits !

Extrait Le Cerf et le Chien :


CREATION
Mise en scène Valérie Antonijevich
Texte Marcel Aymé
Création musicale Xavier Ferran

Création picturale Bérengère Vallet
Lumières Simon Desplébin
DISTRIBUTION
Toma Roche – Interprète jeu, musique et chant
Juliette Flipo – Interprète jeu, musique et chant
Mélanie Le Moine– Interprète jeu, musique et chant
Xavier Ferran – Compositeur et musicien
PROFESSIONNELS
CONTACT DIFFUSION
Julien Livernais / 06 13 67 09 97 / maquisarts.diffusion@gmail.com