
CONCEPTION | ÉCRITURE : VALÉRIE ANTONIJEVICH
Lecture | le 21 janvier à 15h30h, SACD Maison des Auteurs– Durée | 1H05

SYNOPSIS
Une photo de mariage ; un album-photo laissé sur la table du salon. Ouvert depuis peu par la mère de la mariée. Toujours à la même page. Que dire ? Que faire ? S’approcher de la photo au risque de la regarder de trop près et de pénétrer de l’autre côté du miroir ?
Dans cette histoire, il est question de poisson, de filet, de prise, d’hameçonnage et de harponnage, de port et d’amarres mais aussi du grand large, d’eaux profondes, de courants et de sirène.
Il est question d’amour aussi. Il est question d’une femme, Violette hantée par l’amour dont elle ne trouve plus la source en elle. Pourtant, elle sait ce qu’est l’amour. Elle le voit, le reconnaît chez cet homme, Yvan qui lui, l’habite sans effroi. En elle, trépigne un amour vibrant, puissant, immense qui ne cesse de lui faire savoir qu’un jour, lointain maintenant, elle a su le vivre pleinement, joyeusement, librement. Que s’est-il passé pour qu’aujourd’hui, elle redoute d’approcher cet amour qui frémit quelque part dans les replis de son être, redoutant sa flamme comme une grande brûlée ?
Il est question d’un homme aussi, Laurent, convaincu jusqu’à la torture, de ne pas pouvoir être aimé pour qui il est. En lui, l’envie inassouvie d’être un autre, de se débarrasser d’une carcasse qui, bien que travestie en golden boy, lui revient puante, honteuse, dégradée. Jusqu’où ira-t-il pour trouver et comprendre ce qu’il croit lui manquer ?
Il est difficile de nous mentir continuellement, à moins de toujours chuter ou alors de perdre la tête… mais quand le désir insiste, quand il se défait de la censure, il revient alors sur le devant de la scène et nous fait complètement vriller. L’abîme s’ouvre soudain tout grand sous nos pieds. Comment plonger dans cet abîme ? Quelle certitude de trouver la lumière au cœur des ténèbres ? Ne vaut-il pas mieux rester accroché au bord ? Mais lorsque la tempête fait ravage, pouvons-nous encore tenir ?
SYNOPSIS
Se trouver dans la lumière, sortir du bois, sortir de l’ombre, être au grand jour.
C’est une femme, Violette, qui a peur.
Apparaître. Disparaître.
Elle a peur.
Être sur scène. Entrer dans la scène. La scène de sa vie.
Être l’ombre de soi- même.
L’ombre froide de l’extinction du désir.
Il faut du courage.
Le courage de vouloir la lumière.
Les westerns sont les lieux de la catastrophe, là où le matériel l’emporte sur le spirituel.
C’était de l’amour s’inscrit dans la veine d’un western.
Un western dans les glaces.
Ça commence par un souvenir qui émerge des décombres d’un mariage.
Apparaît l’homme du froid. Laurent.
Apparaît celui qui a forgé et figé son âme dans la matière. Dans les choses. L’avoir.
Possédé par l’idée de possession.
Pris dans des glaces où rien ne fait faille.
Ici, la scène sert de banc de montage. Comme quand on se refait le film.
Les fragments se coupent ou se glissent les uns dans les autres ou s’ajoutent, se répètent mais différemment pour se compléter, se contredisent aussi.
C’est une mémoire qui parfois vire au trou noir, d’où émergent des relents de souvenirs, des arrières-pensées, des non-dits. Les espaces se métamorphosent selon les souvenirs.
La musique se fera en live. J’ai envie de la présence des musiciens, de leurs gestes, de leur animation/âme quand ils jouent, de la présence des instruments aussi.
La musique est la vibration du vivant, du sensuel.
Violette ne chante plus. On entend son chant au loin, rayé, étouffé, abîmé, recouvert de détritus, bouché, obstrué. Il revient comme une boucle.
Le chant d’un enfant, c’est l’expression de la joie pure, de l’élan du cœur.
Elle ne chante plus et c’est comme si on avait commis un crime.
Le son dialoguera avec le texte, le précipitera, le portera ou l’engloutira.
Les fils de la narration qui cousent les fragments du patchwork seront dits, écrits ou en voix off parfois. Des impressions. Des mots recouverts d’autres mots comme une équation mathématique à résoudre
ARTISTIQUE
Mise en scène | Valérie Antonijevich
Lu par | Juliette Flipo, Jeanne-Marie Garcia, Frédéric Jeannot, David le Rheun
Musique | Xavier Ferran, Tristan Hamelin-Foulon
CONTACT
production diffusion :
Salomé Duhoo | Sieben Kulture
06 18 86 42 03

À TÉLÉCHARGER

DATES
21 janvier 2025
SACD, Maison des Auteurs | 7 rue Ballu, Paris 9e –
Auditorium
14 novembre 2024
Césure | 13 rue Santeuil, Paris 5e
