Images Mirages

IMAGES – MIRAGES ?

est un projet qui prolonge notre précédente actions VUES SUR LA CITE sur la question du regard sur son réel et sur soi dans ce réel.

Contrat de Ville 2015 – 2020 de Plaine Commune

Les ateliers sont dirigés par Eric Renault, monteur/réalisateur.

Description de l’action

L’action pensée et élaborée par Valérie Antonijevich, directrice artistique et Pauline Pelsy-Johann, réalisatrice a été affinée par le diagnostic et les connaissances de notre partenaire la Maison pour tous Berty Albrecht .

IMAGES – MIRAGES ? propose à un groupe mixte interculturel de jeunes adolescents d’observer, d’analyser, de comprendre le pouvoir des images diffusés sur tous les supports (télévision, internet, jeux vidéo, publicité, les réseaux sociaux…) puis de créer collectivement des films courts documentaires ou fictionnels sur un sujet intime, politique ou encore social… à partir d’expériences personnelles ou d’observations d’un environnement proche ou lointain (géographique, générationnel, historique) pour comprendre concrètement la narration visuelle.

L’action vise des jeunes adolescents qui vivent dans un monde d’images où l’écrit est pratiquement absent. Elle a pour but une éducation à l’image par un biais d’analyse et par un biais créatif.

Par cette action, le Collectif Maquis’Arts souhaite également valoriser les Expressions en Langues Françaises (ELF). En effet, par l’écriture, l’exigence de précision du langage pour donner son avis, « diriger » l’équipe de tournage, exprimer précisément ce que l’on souhaite réaliser, les participants seront amenés à développer notamment leur vocabulaire et leur syntaxe.

Contexte

L’environnement des jeunes est construit principalement d’images qu’ils « gobent »  sans discernement ni mise en perspective ou réflexion. La répétition des images conduit à un discours qui peut être propagandiste. Le média « image » a un fort impact affectif, émotionnel dont il est difficile de se dégager pour prendre du recul.

Le projet répond aussi à un besoin d’écrit. Passer par l’écriture des scénarios permet de se dégager de l’immédiateté qu’impose l’image. Penser avant d’écrire impose d’approfondir sa réflexion, de sortir de l’immédiateté, de ressortir des arguments tout faits. L’acquisition d’un vocabulaire élaboré pour exprimer sa pensée, son ressenti est indispensable pour lutter contre la violence.